PAGES D'EVANGILES

CANA

                                               

 

« Tout le monde sert le bon vin en premier, et, lorsque les gens ont bien bu, on apporte le moins bon. Mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant. » ( Jn 2, 11) .

 

          Seigneur Jésus à Cana  tu  nous invites à te rejoindre et à nous associer à la fête , aux noces qui se célèbrent .

Mais ces noces risquent de tourner tristes sans le vin .

Une femme , La femme , Marie , Nouvelle Eve ,  a de suite remarqué la situation ; et elle s’empresse de venir Te confier cela .

Elle le fait encore et encore quand elle voit ses enfants , nous mêmes , en manque de ce qui constitue notre moteur  , l’espérance .

 

Des Noces  voilà à quoi  Tu nous appelles , tous et chacun  , qui que nous soyons , et ailleurs dans l’Evangile , tu nous invites   aux croisées des chemins , tout à chacun car les invités sont parfois bien peu enclins à venir embourbés pas nos devoirs imaginaires .

 

Rien n’est dit sur les époux de ce jour , et mais tout est dit sur la joie et le désir des convives …. Est ce à dire que l’important est dans l’alliance qui se  noue plus que dans ceux qui la nouent ?

 

Il est souvent d’usage de regretter des temps passés , toujours idéalisés et toujours lumineux à l’aune de notre mémoire heureusement sélective : heureuse faculté à oublier le mauvais pour avancer dans le meilleur , résilience naturelle .

 

Mais Toi Seigneur c’est maintenant que Tu nous appelles aux noces de ce jour , avec tout ce que  nous sommes de désirs , de péchés et de craintes aussi .

Cela n’est rien car de même que l’eau se change en vin , l’eau de nos vies  deviendra vin de  vie quand elle est versée dans ta propre coupe d’Alliance . Acceptes tu cela ?

 

Le premier signe , l’unique signe , n’est il pas de nous inviter à la fête en faisant toute chose nouvelle, en laissant  l’ordre  naturel hors de son cadre  , nous montrant ainsi que, qui que nous soyons nous sommes appelés aux noces , à la joie d’un Dieu qui nous précède en son Heure .

 

Accepterons nous de suivre l’appel de Marie , en  nous laissant interpellés par Lui ; là où nous sommes ?

Ne rêvons pas d’institutions , si belles furent elles , mais construisons au ras d’individus La rencontre de ceux qui communient à la même joie ; ainsi se construira la filiation des fils et filles de Dieu .

 

Père Marc Antoine 

 
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je vous ai choisis

BONNE NOUVELLE

« Cette parole de l’Ecriture que vous venez d’entendre, c’est aujourd’hui qu’elle s’accomplit »

 

 

La lecture de la prophétie d’Isaïe lue par Jésus dans la synagogue de Capharnaüm, événement placé au début de son ministère public par Luc nous interpelle.

Il s’agit en fait de l’unique et seule raison de la venue du Sauveur parmi nous :

« L'Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres, et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur. »

 

Jésus est bien le Christ, l’oint de Dieu, car il a reçu l’onction du Père et cette onction est l’Esprit ; déjà la scène du baptême nous montrait la présence trinitaire dans l’œuvre du salut, ici elle est confirmée.

Il est bien Christ et Seigneur Jésus de Nazareth, il est bien l’envoyé du Père pour une mission dont le sens est annoncé prophétiquement par Isaïe : annoncer l’Evangile, la Bonne Nouvelle.

 

Mais de quel bonheur s’agit –il ? Comment Dieu vient-il réjouir le cœur de l’homme ?

 

D’abord une nouvelle qui ne peut être reçue que par des pauvres, des petits, des humble, de ceux qui ne se gonflent pas dans le drapée des richesses, des honneurs, des ors des palais et des temples.

De ce peuple oublié par la vie, qui marche le dos courbé sous le poids du quotidien, du travail, de l’humiliation mais aussi qui, en même temps, est toujours en recherche.

 

Cette bonne nouvelle est pour les prisonniers, ceux qui sont enfermés par leurs conditions sociales, intellectuelles, sexuelles, de santé, tous ceux que nous enfermons dans des cases, que nous excluons… et ils sont nombreux.

 

Ensuite cet Evangile est pour les aveugles, ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs nez, enfermés que nous sommes par les œillères de nos cultures et de nos habitudes qui nous poussent à voir un étranger dans le frère qui est prêt de moi car il est si différent de moi.

 

Les opprimés de tous temps sont les destinataires de l’Evangile, opprimés par les systèmes et institutions qui ne peuvent que devenir totalitaires pour perdurer ; opprimés par ceux qui ont peur des êtres libres, à la parole franche et au regard fixé sur plus haut que terre.

Et nous sommes tous des oppresseurs opprimés par nos paroles de jugement, de mépris et de condescendance envers les autres, et parfois même envers nous-même, schizophrènes en puissance que nous sommes.

 

Et quelle est cette Nouvelle : la lumière, la libération, une année de grâce, de bienfaits.

Car oui Dieu le Père par son Fils sous la mouvance de l’Esprit, vient accorder sa grâce, donner sa bénédiction aux boiteux de la vie, aux mis de côtés, aux délaissés du bonheur.

 

Alors que nous crevons tous du besoin d’être aimés, la bonne nouvelle est que nous sommes aimés de toute éternité, attendus, désirés et qu’il nous faut saisir le don de cet amour en nous aimant les uns les autres à l’instar de Celui qui nous libère et nous aime.

 

Ah si les chrétiens oubliaient le christianisme et sa soi disant culture et morale pour revenir au Christ, si nous voulions bien nous laissez rejoindre par Celui qui ne cesse de bénir en venant sur nos chemins alors nous  verrions se lever au cœur du monde le Royaume.

 

Ne laissons pas nos frères et sœurs, nous-mêmes, manquer cette occasion, fixons nos regards sur la Parole faite chair et déposons nos chaines de peurs et de replis pour qu’Il nous entraine au bonheur.

A  nous de choisir la voie, celle de l’enfermement des autres et de nous-mêmes, ou celle de la vie en Le laissant œuvrer dans le cœur des pauvres.

 

 

Père Marc Antoine 

 
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Chant - Au coeur de ce monde

CHANDELEUR

PRESENTATION du SEIGNEUR 2013

« Maintenant O Maître Souverain tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix selon Ta parole ».

Ce cantique de Siméon il nous faut le faire nôtre, ainsi que toute l’attitude de ce vieillard fidèle.

Car la fête de la Présentation qui clôt le temps de Noël, la manifestation de Dieu en notre monde, est à revivre en notre temps.

Alors dans ces temps le Seigneur était présenté au Temple par Marie et Joseph pour satisfaire à la Loi de Moise.

Aujourd’hui le Temple c’est nous-même, et c’est dans la foi de Marie, de Joseph, de Siméon que nous-mêmes avons à nous inscrire.

Il ne s’agit plus d’un rite extérieur marquant le passage de l’ancienne loi à la nouvelle alliance mais de faire en nos vies une alliance avec Dieu qui vient.

Les cierges que nous bénissons sont bien les signes de nos vies de foi.

Ils symbolisent le Christ, et reprenons la belle image de St Anselme :

La cire, pur produit des chastes abeilles, représente le corps formé dans le sein de Marie.

La mèche représente l’âme de Jésus, son humanité

Et la flamme est sa divinité resplendissant au travers de cette humanité.

Ces cierges accompagnent nos vies de foi : c’est un cierge qui est remis allumé lors de notre baptême, il sera repris lors de notre profession de foi, lors de nos vœux et de notre ordination, et enfin au jour de la mort il est allumé auprès du corps.

Ce petit cierge que nous allumons dans nos instants de peur, de doute, cette petite flamme allumée lors de nos processions, symbole de notre pèlerinage terrestre, est en fait, non une dévotion, mais un acte de foi.

Elle est petite la flamme, elle est petite notre foi.

Elle éclaire ceux qui s’approchent, ainsi la foi pour ceux qui s’y adonnent.

Elle est fragile la flamme, ainsi notre foi avec nos doutes.

Mais cette petite flamme perce l’obscurité, les peurs, permet d’avancer pas à pas, jour après jour avec le Seigneur le demande, pas à pas avec Lui, jour après jour avec Lui.

Pour nous aider à faire ce chemin, à être fidèle (c’est la même racine que le mot foi) nous avons ceux qui nous transmettent le cierge, la foi : nos parents, parrains, et plus loin encore les saints, les chrétiens de tous les temps ; et j’aime à penser que les premiers à porter la flamme de cire vivante qu’est Notre Seigneur, ce sont Marie et Joseph :

Marie et Joseph, deux modèles de foi, de confiance dans la nuit, avançant à tâtons, ne comprenant pas bien ce que sera cet enfant mais déjà remplis de foi dans le fiat qu’ils ont prononcé à l’accueil en leur foyer de Celui qui vient.

En cette fête de la Présentation faisons monter vers le Seigneur notre Nunc Dimittis

Seigneur Jésus, me voici devant Toi, et me voilà portant le cierge de la foi.

A la suite de Marie et de Joseph, inscrit dans cette lignée de croyants, j’avance au seul signe de cette faible lueur, foi en Ta présence, non plus dans le Temple de Jérusalem mais dans le Temple de nos vies.

Seigneur je n’ai pas la sagesse et la persévérance de Siméon mais j’ai un grand désir de voir Ton salut, et déjà par bien des signes Tu me le donnes : par les sacrements, par l’Eucharistie, par le Royaume qui vient dont l’Eglise n’est que l’ébauche.

Accorde moi Jésus d’avancer à la lueur de la flamme de la foi, de clarté en clarté, jusqu’au jour où Tu te montreras dans l’embrassement d’un Face à Face qui sera un Cœur à Cœur incluant aussi mon corps.

En attendant j’avance, et déjà mon cœur soupire du désir de Te voir,

Laisse ton serviteur s’en aller en paix car par les yeux de la foi j’ai vu le Salut illuminant ma vie.

Père Marc Antoine 

 
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Arvo Pärt - Nunc dimittis

Avance au large

Avance au large. Duc in altum …

Les disciples ont peiné toute la nuit, rien n’est arrivé dans les filets, les efforts ne semblent pas être récompensés.

Mais sur le lac de nos vies, parfois mer agitée, il arrive souvent que nous ayons l’impression que nos efforts et notre vie chrétienne même ne servent pas à grand-chose… face aux difficultés de toutes sortes, face à la souffrance, face à la mort.

Peut-être est-ce parce que nous pensions que Dieu serait un grand magicien, une sorte d’assurance tout risque, un principe de précaution.

Non la vie de Jésus suffit à nous montrer, et à nous crier, que rien des difficultés de la vie humaine, des joies aux douleurs, de la naissance à la mort, du plaisir des amis aux douleurs du corps et de l’abandon, rien n’est étranger à Dieu qui s’est depuis ces temps-là engagé au côté de l’homme, de tout homme.

Peut-être nous manque t-il l’audace de la foi, ce supplément d’âme qui transforme une religion sociologique et/ou païenne en christianisme authentique ?

Jésus fait faire le pas aux disciples en demandant d’aller plus loin, plus au large, plus profond. A la recherche de quoi ? De leurs propres désirs au delà des peurs, du vrai visage de Dieu ?

Les disciples avancent bien l’argument habituel du « nous avons déjà essayé » mais sur la parole du Maitre ils essayent encore, plus loin, plus au large, et là, bingo les filets se remplissent.

Avons-nous le courage de quitter les sentiers battus de nos pratiques chrétiennes, si bonnes soient elles, pour avancer plus loin, au-delà de nous-même parfois ?

Cela demande de faire le pas vers l’inconnu, vers ce qui est autre, seul chemin pour trouver le Tout Autre ?

Ce chemin du large est celui qui entraine toute notre vie à la suite du Christ ; ne le retenons pas dans nos filets conceptuels et encore moins religieux mais laissons faire la rencontre dans les profondeurs de nos âmes, dans les lieux que nous ne voulons pas Lui ouvrir, et où souvent Il nous attend.

A quelques jours du début du carême le chemin nous est tracé, pas celui de l’an dernier, mais celui qui doit nous mener loin de nous-même, sur les chemins d’Emmaüs ou de Galilée ;

N’ayons crainte, Il nous précède déjà ; et laissons nous aller vers Celui qui donne sens à toute vie quand celle-ci accepte de mourir à elle-même et à ses certitudes mais qui remet toute confiance dans les chemins nouveaux à parcourir.

Soyons en quête ou nous disparaitrons sous le morne quotidien de ceux qui sont déjà des cadavres, fermés au souffle de vie.

Père Marc Antoine 

 
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Ne crains pas, je suis ton Dieu

la pécheresse chez Simon

La pécheresse qui devient reine …

L’épisode du repas chez Simon avec la pécheresse qui se jette aux pieds de Jésus est une des plus parlantes pages de l’évangile car elle contient le fond du mystère de Dieu : celui de la miséricorde Divine plus forte que nos péchés et surtout que nos rejets des autres et de nous-mêmes.

Imaginons la scène, Jésus participe à un repas chez Simon, un bon juif bien respectueux de tous les commandements, moralement irréprochable … et Simon le Pharisien est bien content d’avoir à sa table ce rabbi dont tout le monde parle … un repas entre gens de bonnes sociétés, tous biens contents les uns des autres...

Soudain arrive une femme qui a du certainement déjoué les serviteurs à l’entrée et elle se jette aux pieds de Jésus ; silence et stupéfaction dans la salle… Que va faire ce Jésus… car tous ces bien-pensants, ces gens si propres sur eux ont reconnu dans cette femme : la prostituée, celle que tous rejettent mais peut-être que certains la connaissent mieux qu’ils ne le disent… C’est peut-être aussi pour cela qu’ils n’osent rien dire…, elle sait peut-être bien des choses dont les vertueux ne tiennent pas à ce que cela s’évente …. Hypocrisie.

Hypocrisie encore car ils attentent que le rabbi Jésus ait un geste de rejet face au péché dont la femme porte l’opprobre… Mais Jésus laisse faire… Il se laisse toucher, et toucher même très intimement : les pieds couverts de baisers, essuyés par les cheveux de cette femme et ensuite le parfum qui coule sur les pieds, ce parfum dont l’odeur empli la pièce… Quelle sensualité, quelle manque de retenue, quelle indécence doivent penser les invités tant en rêvant à la même chose...

Puis Jésus rompt le silence et adresse la parole à Simon : qui aime le plus celui à qui l’on remet une faible dette ou une forte dette ? Simon est logique, il sait que celui qui aime plus est celui a qui l’on a remis une forte dette.

Et de cette logique Jésus replace chacun face à lui-même : Ce n’est pas celui à qui l’on remet la dette qui aime mais Celui qui remet cette dette, Dieu Lui-même.

Et en réponse bien sûr le débiteur aime encore plus. C’est cela la spirale de l’Amour Divin : toujours plus.

Et cette femme ?

Et bien elle nous précède tous en amour :

En effet elle a osé venir à La source de L’Amour et elle s’est abaissé aux pieds du Maître pour par ses larmes manifester le poids difficile de sa vie : Et nous, en sommes-nous capables ? Non pas de pleurer par honte ou culpabilité mais par amour, pour manifester que dans nos vies il y a des zones à guérir ….

En réponse le Seigneur va faire couler l’Eau de Son côté pour nous laver de toutes souillures et de toutes aridités.

Ensuite cette femme a osé baiser les pieds du Maitre, geste sensuel et aussi de soumission.

Et nous ? Au cœur même de nos blessures et de notre péché le Seigneur est Là pour que nous Le saisissions en nous accrochant à Ses pieds, parfois nous y trainant.

Alors c’est Lui qui nous baisera des « baisers de Sa bouche » comme le dit l’épouse du Cantique, Il nous enlacera nous qui avons tous tant besoin d’être aimé par et au-delà de ce que nous sommes.

Enfin la femme a versé le parfum, préfiguration de l’embaumement du Seigneur comme un geste d’honneur, de respect, une offrande.

Et nous le parfum du don de nous-mêmes n’est il pas le baume attendu par le Seigneur ?

En retour Il nous parfumera de l’huile du Salut, celle qui fait les élus, les saints comme au jour de notre baptême.

Silence dans la salle des convives.

Jésus nous rappelle que seul l’amour est digne de Dieu ; et cette femme est une amoureuse alors, Il lui pardonne tous ces péchés...

Ne nous y trompons pas ce n’est pas la culpabilité, la honte qui a fait se jeter la femme aux pieds du Seigneur, ce n’est pas la honte ni la culpabilité ni la non-conformité à un code moral, ni même le remord car il s’y mêle tant de nous-mêmes et c’est alors une fausse image de nous que nous regrettons ;

Non c’est l’amour seul, l’amour qui voit la blessure qui déchire notre cœur et que seul l’amour de Dieu peut y venir y apporter l’huile qui apaise et referme les plaies...

Alors comme les invités de Simon, préférons le silence face à nos frères ou nous-mêmes quand il paraît que la morale n’est pas honorée… Qui savait la blessure et l’amour qui brulaient cette femme ? Qui sait ce que vivent nos frères et sœurs ?

Laissons à Dieu seul la gestion de notre péché… Contentons-nous de nous laisser attirer vers Jésus, de nous jeter à Ses pieds, de Lui dire que nous L’aimons ….

Et de même aimons nos frères, inconditionnellement sans jugement ni enfermement mais largement comme Jésus.

P Marc Antoine Marie +

 
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Moi si j'avais commis

POUR VOUS QUI SUIS-JE?

Pour vous qui suis-Je ?

Cette question est la question essentielle que pose Jésus à ses disciples.

Il a auparavant demandé ce que la foule pensait de Lui, et les disciples ont égrené les attentes du peuple face à ce Rabbi : Jean-Baptiste ou Élie. Deux prophètes qui appelaient sans cesse à vivre en radicalité face à Dieu.

Mais pour les disciples qui est Jésus ? Seul Pierre prend la parole et fait profession de foi autant que de cœur « tu es le Messie de Dieu ».

Le pécheur de Tibériade a bien senti en vivant auprès du Rabbi que ce qui émanait de Jésus, non pas tant les miracles, mais son être même ne pouvait qu’être la marque de Celui qui est l’Oint de Dieu, le Christ.

Mais il faudra encore du temps à Pierre pour passer de l’affirmation de foi à la confession de foi au travers d’une vie donnée … comme l’annonce déjà Jésus.

Car suite à cette confession Jésus ne dit rien d’autre que l’annonce de son rejet, de sa croix, de sa mort et de sa résurrection par lesquels il ouvre le chemin, l’unique, pour tous ceux qui veulent le suivre.

Et pour nous, qui voulons suivre Jésus, la question est aussi posée : Pour nous qui est Jésus ?

La récitation d’un Crédo est déjà une étape mais plus profondément est-ce que nous ne nous payons pas de mots ?

Est-ce que le Christ de Dieu que nous professons, nous sommes bien conscients du chemin qu’Il nous appelle à vivre à Sa Suite ?

Jésus est venu dénoncer la violence des hommes, cette violence qui nous étreint et qui Le fera mourir, Lui l’Agneau innocent. Cette violence nous en souffrons tous et nous voudrions l’éloigner de nous et en fait Jésus nous appelle à la prendre sur nous, avec Lui, pour briser le cercle de mort.

Sommes-nous prêts à cela ? Sommes-nous prêts à laisser nos images d’un Dieu vengeur, d’un Dieu qui attendrait le sang pour être apaisé ? Sommes-nous prêts à laisser tomber le sacré archaïque pour la Sainteté ?

Le seul chemin est celui emprunté par Jésus, par Pierre et les autres ensuite, se laisser broyer par la souffrance, non recherchée mais inhérente à toute vie, afin de traverser la mort.

Rien de romantique dans cette croix, rien de sacrificiel non plus mais un amour quotidien à se donner aux autres pour Lui.

Que résonne en nous cette parole de Jésus « pour vous qui suis-Je ? » Et de répondre :

« Tu es l’Innocent, le Don de Dieu ».

P Marc Antoine Marie +

 
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Jésus est l'amour de Dieu

PIERRE TU ES PIERRE....

« Tu es Pierre , et cette cette pierre je  bâtirai mon Eglise »

 

 

 

Cette affirmation de Jésus est souvent utilisée pour conforter la fonction du pape , successeur de Pierre ; et certains y voient une apologie d’une romanité restrictive des autres églises .

Au delà des querelles ecclésiologiques  il importe de  voir que ce qui fait la mission de Pierre , et de ces successeurs , n’est pas  un pouvoir , fusse t-il celui des clefs , mais un amour préférentiel sur deux axes .

- Amour préférentiel pour le Christ , «  tu sais bien que je t’aime » dit le pécheur à la question du Seigneur : « m’aimes tu plus que ceux –ci » .

Certains on vu dans cette tripe demande du Seigneur une façon de réparer le triple reniement mais plus encore  il s’agit d’une affirmation forte de l’amour du pécheur de Galilée envers le Sauveur , et de cet amour affirmé , professé peut venir la mission de  conforter les autres dans la foi ;  seul  l’amour  inconditionnel , c’est à dire l’amour qui sait qu’il se reçoit d’un Autre , peut être en mesure d’être un étalon pour la foi .

Car une foi sans amour n’est qu’une profession d’idéologie dont le soubassement ne reste qu’humain ,trop humain .

Par contre la foi soutenue par l’amour , c’est à dire la foi qui expérimente que le salut est arrivé en soi et pour tous , un amour d’autant plus vrai car il sait toutes les négligences et les manquements et péchés dont il est capable , un amour qui sait qu’il est toujours redevable du pardon de ce « Dieu qui nous a aimé le premier », cet amour là est capable d’avoir la délicatesse nécessaire pour affermir ses frères ; par seulement dans l’orthodoxie  d’une doctrine mais dans la  praxis  d’une vie à la suite du Christ , d’une vie donnée car reçue par le Père sous la mouvance de l’Esprit .

 

Et le second axe de la mission de Pierre est  bien de cet ordre , celui d’aimer plus pour confirmer les autres dans l’amour .

Si nous cessions de voir le pouvoir dans l’Eglise en termes de pouvoirs  excluant les uns et intégrant les autres , si la mission des pasteurs n’était pas de séparer mais de réunir sous le seul dénominateur commun celui de la recherche de l’amour pour le Christ , toujours plus à approfondir et à vivre .

 

A mon humble avis c’est bien la mission du St Père , de nous ramener à toujours plus de vérité dans notre amour .

Et il en est du pouvoir romain comme des autres pouvoirs humains , mise à part l’aspect sacré , qu’il faut parfois crainte plus les sous chefs que celui qui essaye de trouver à chacun sa place dans l’Eglise ;

 

La bergerie est immense , les demeures nombreuses  et les façons de vivre du Ressuscité aussi mais nous ne pouvons le faire que dans la mesure où notre écoute , c’est à dire notre obéissance , envers ceux qui voient plus loin et plus haut que nous  nous y entrainent.

 

Enfant bien désobéissant je sais que seul  l’amour pouvais me faire obtempérer  , et je pense qu’il en est de même dans l’Eglise ; 

En cette fête de Pierre et Paul je prie les deux apôtres , si différents à l’instar aussi de Jean , d’ouvrir mon cœur afin que je puisse suivre le Christ au  plus près d’eux  et j’implore la miséricorde divine pour à leurs suite dire au Seigneur «  tu sais bien que je t’aime » et le vivre à l’exemple donné par le pape François et les autres ….. sub Petro et in Petro .

Achève Seigneur en nous ce que Tu as commencé .

 

P Marc Antoine Marie

Juin 2013

HABEMUS PAPAM - TU ES PETRUS

faites vous des amis ....

« Faites-vous des amis avec la richesse malhonnête, afin que, lorsqu'elle viendra à manquer, ils vous reçoivent dans les pavillons éternels.»(Lc 16, 9)

Il peut paraître surprenant ce conseil de Jésus faisant suite à la parabole de l’intendant malhonnête.

Le rapport que nous entretenons avec les richesses matérielles est souvent ambigu, et le précepte de Jésus semble aller contre toute bonne morale comme quoi la fin ne justifie pas les moyens… Ici la fin est le salut et les moyens l’utilisation de nos talents peu spirituels pour y arriver…

Le salut peut-il donc s’acheter ? Non car il est pur grâce de Dieu et nous ne pouvons pas ajouter une once à une taille de nain spirituel.

Par contre ce que nous pouvons faire c’est que nos amis nous aident à entrer dans le royaume… C’est la communion des saints et nos frères défunts sont nos meilleurs amis car nous prions pour eux et eux en retour nous préparent une place.

Il ne s’agit pas de marchandage mais d’amour. Nos richesses malhonnêtes c’est à dire nos blessures mêmes, notre ingéniosité peut-être au service du salut des autres.

Ne séparons pas si strictement le monde spirituel et le monde matériel : nos échanges si matériels qu’ils soient avec nos frères, de nos sourires à nos gâteaux partagés sont autant de signe d’une charité qui ouvre les chemins du Royaume.

De plus n’enfermons personne dans un soi-disant vide spirituel, il est bien des hommes et femmes qui ne semblent pas connaître Dieu ni Le servir mais dont le don de soi est déjà un signe qu’ils vivent de Lui.

Nos richesses sont multiples : de nos biens matériels à notre temps, de nos talents manuels à nos idées, tout peut se partager et ainsi faire naitre un monde plus juste, une aurore du Royaume.

Que ce temps des vacances soit propice à nos échanges de toutes sortes, que nos rencontres soient remplies de ces dons de nous-mêmes afin que passe peu à peu de cette charité qui nous rapproche de Dieu.

+ Marc Antoine Marie

La première en chemin

Date de dernière mise à jour : 13/07/2013

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