CAREME 2014

MERCREDI DES CENDRES

CARÊME 2014

MERCREDI des CENDRES

Nous revoilà au début du carême, une nouvelle fois il nous est proposé de parcourir avec Jésus un chemin qui passera du désert à la croix pour finir au jardin dans un petit matin de printemps ....

il est peut-être un peu décourageant d'avoir à refaire ce chemin au regard des fruits apportés par celui de l'an dernier ... à quoi bon alors ?

il est vrai que nous tombons souvent dans les mêmes ornières et que nos efforts successifs peuvent sembler vains.

Mais n'est-ce pas aussi parce que nous comptons dans ce chemin de carême, et de vie chrétienne en général, sur nos propres forces ? Déjà nous établissons un programme de carême, nous voulons y mettre la prière, le partage et la pénitence ... Très bien sans doute mais cela n'est-il pas en fait le reflet de notre propre volonté d'avoir bonne image de nous-mêmes ? Pourquoi reprendre les mêmes chemins creux qui ne nous ont pas réussis ?

Car le carême, comme toute vie chrétienne, est avant tout affaire de rencontre avec Dieu en son fils Jésus. Et quand vous allez rencontrer des amis êtes-vous aussi rigoristes pour préparer cette rencontre ? Non il y a de la joie à mettre en oeuvre, la joie d'avoir à marcher avec le Seigneur.

Nous n'avons rien à faire qu'à nous laisser rejoindre, alors à chacun de trouver dans sa vie le lieu où il va se laisser rejoindre par Dieu ; cela demande bien sûr de se désencombrer, non pour faire du vide mais pour laisser place à Quelqu'un qui frappe déjà à la porte de notre cœur ...l'entendez-vous ?

Alors si en ce début de carême nous prenions un temps de silence pour laisser l'Esprit nous indiquer là où Il veut entrer dans nos vies ?

Laissons nos têtes de carême, laissons nos hypocrisies religieuses tendant à faire de nous des pharisiens pratiquants, et ouvrons la porte à la seule question qui vaille : veux-tu Me rencontrer ? Que ce désir croisse en nous et alors ce chemin de carême avec ces aspérités sera chemin de passion et non de devoir "où est Celui que mon cœur aime" clame la fiancée du Cantique ... " Je suis à la porte de ton cœur clame le Seigneur ".

Fr Marc-Antoine-Marie +

 

 

Taizé - Dans nos obscurités

1° SEMAINE

« Si tu es le fils de Dieu »

Nous connaissons bien cet évangile de la tentation de Jésus au désert mais deux points sur ces fameuses tentations qui peuvent bien résonner dans nos vies :

D’abord ce n’est qu’après avoir jeuné 40 jours que le Seigneur eut faim et que le tentateur s’approcha de Lui... Remarquons d’abord le réalisme de l’incarnation, Jésus bien que Fils de Dieu a faim ; et cette faim elle n’est pas tant de pain comme le propose Satan, ni de gloire ou de reconnaissance comme celui-ci semble vouloir l’insinuer… Non la vraie faim de Jésus, celle qui ne cessera, depuis ce jour jusqu’à sa mort en Croix, de l’étreindre, cette faim est de « faire la volonté du Père ». Et nous savons que cette volonté, motif de l’incarnation, est de permettre que « nous tous nous connaissions le Père et Celui qu’Il a envoyé » nous dit St Jean. Nous sommes aimés et désirés de toute éternité et Dieu nous mendie.

Notre Carême n’est pas tant de privations de nourriture que de recherche, de cette recherche incessante du Visage du Père ; et nous entendrons Sa voix sur la montagne Sainte, et nous contemplerons Son Visage sur la montagne du Golgotha, Dieu défiguré sous nos coups… Le Père ne cesse de nous chercher « Adam où es-tu ? » et Jésus, Fils premier né ne cesse de nous Le donner en se livrant Lui-même aux assauts du mal jusqu’à la Croix, et encore de nos jours au travers de ces frères souffrants défigurés.

Ne croyons pas que le mal ne doit pas nous approcher, être chrétien n’est pas une assurance tous risques, comme si Dieu nous protégerait ; non, être disciple de Jésus c’est à Sa Suite se laisser anéantir par les forces du mal en y renvoyant la seule attitude qui vaille ; vivre les Béatitudes.

En nous bien des forces obscures cherchent à conjurer notre ouverture vers le Ciel : égoïsmes, peurs, repli sur soi, médisances, jugements des autres, nous nous voulons bien, souvent juge alors qu’un Seul est juge… Et sa Miséricorde se moque du jugement.

Seul remède pour nous : le Pain de Vie qui est Jésus Lui-même ; Le Seul qui peut apaiser notre marche au désert.

Que notre Carême soit Eucharistique pour traverser le désert de nos vies.

Second point dans cet Évangile de la tentation au désert, c’est que finalement tout ce que propose Satan est en fait tout ce que nous vivons nous-mêmes en faisant de Dieu une idole : si Dieu existe plus de famine, si Dieu existe plus d’accident, si Dieu existe plus de mal avec sa volonté de pouvoir… Toutes ces affirmations avouons-le qu’elles nous ont traversés l’esprit et le cœur devant bien des situations, et que bien souvent nous sommes interpellés à leur sujet :

Qui est-il ton Dieu qui permet aux enfants de crever de faim, aux jeunes de mourir dans un accident de voiture, aux pauvres de se faire exploiter ????

Et là nous sommes au cœur de notre Carême : le mal est l’unique réponse de la Croix (que même Satan ne pouvait imaginer).

A nous de faire chemin pendant ce Carême pour quitter des images de Dieu qui ne sont qu’idoles, pour  vivre de l’intérieur à la suite de Jésus le mystère d’iniquité qui doit nous traverser pour qu’au matin de Pâques, exténués, brisés, suppliants et à bout de tout nous ayons le cœur assez ouvert, comme le tombeau, pour entendre une voix nous appeler par notre nom et faire surgir en nous la Joie de la Foi Victorieuse du mal.

P Marc Antoine Marie †

 

 dessin ci- contre de Mère Genevieve GALLOIS 

 

Images 3

2° dimanche

TRANSFIGURATION

Voilà que du haut de la montagne Jésus est transfiguré, au travers de son corps passe la lumière de Sa divinité ; et la voix du Père se fait entendre : "Celui- ci est mon Fils bien aimé, écoutez-Le".

Peut-être sommes-nous sensibles à ce dévoilement passager de la Gloire de Dieu mais l'essentiel n'est-il pas dans le message qui vient du ciel ? .... Dieu est Père.

L'unique raison de la venue en notre chair de Jésus est de nous dévoiler le Père, et plus tard il confiera à ses disciples que la vie éternelle c'est de "connaitre le Père et Celui qu'Il a envoyé" c'est à dire lui-même.

En contemplant le Christ nous voyons l'image du Père, et cela est surtout vrai quand le Fils est humilié, souffrant sur le Croix en se remettant tout entier entre les mains du Père.

Cette autre montagne du Golgotha nous révèle un autre visage de Dieu, le seul en fait : celui de l'amour qui se donne jusqu'à en mourir.

Alors laissons nos images de Dieu fait de puissance, laissons nos idées d'un Dieu venant régenter les affaires des hommes et se mêlant de politique et même de culte ; et pendant ce carême laissons résonner en nous la voix du Père qui nous appelle à écouter le Fils en nous donnant nous-mêmes, jusqu'au bout peut être ;

Et le lieu de ce don passe par le corps, notre corps et celui de nos frères respectés dans leurs souffrances et leurs faiblesses, car depuis le cri du Golgotha, l'image transfiguré du Fils se retrouve dans chacun des souffrants qui croisent nos routes .... Allons-nous entendre ?

P Marc Antoine Marie 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Ta Face est ma seule Patrie

3° semaine

I

3° semaine

Ils sont là, Jésus et la femme, là et elle ne dit rien, elle a bien reconnu en Jésus, un juif, et elle sait que rien ne peut se passer, pas d’échange possible à cause de cette querelle religieuse, l’on ne parle pas à celui qui croit quasiment comme moi mais qui est un peu différent …

Et soudain Jésus lui parle, « Donne-moi à boire ».

Elle est stupéfaite, comment ce juif ose lui parler, elle portant deux infirmités congénitales aux yeux du rabbi juif : être une femme et être samaritaine, Lui, Il Lui parle à elle … et en plus Il Lui demande quelque chose … ; Jésus se moque des frontières du religieusement correct, Il est venu pour elle ; et c’est Lui qui mendie de l’eau. Jésus fait fi des frontières doctrinales car L’Amour ne peut supporter de perdre un seul de ses enfants … même les plus revêches ;

Et si cet enfermement était aussi le nôtre ? Nous sommes bien au chaud dans nos habitudes, ce carême risque de nous déstabiliser, risque de changer nos points de vues et de vies … Et avouons-le, comme la Samaritaine nous pensons parfois que Dieu ne peut s’intéresser à nous … fausse humilité mais vraie enfermement, nous avons enfermé notre cœur, nous vivons aux côtés de Dieu mais osons-nous vraiment la rencontre ? Osons-nous percer la bulle qui entoure notre vie, nous laisserons-nous toucher ?

P Marc Antoine Marie

JESUS BERGER DE TOUTE HUMANITE.wmv

Date de dernière mise à jour : 23/03/2014

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