TEMPS PASCAL 2014

DIMANCHE MISERICORDE

Dimanche de la Miséricorde

Le dimanche qui suit la fête de Pâques est consacré à la Divine Miséricorde.

Il y a un lien très fort entre les Fêtes Pascales durant lesquelles nous célébrons le Mystère de notre Rédemption par l’Offrande, la Mort et la Résurrection de Jésus, le cœur de notre Foi, et la Fête de la Miséricorde car en fait toute l’histoire du Salut qui culmine avec le Mystère Pascal n’a qu’un but : que nous nous approchions de Dieu sans crainte, sans peur, sans trouble.

La Miséricorde est l’attribut même de Dieu, elle-même Dieu en acte.

En effet toute l’histoire du Salut nous montre comment Dieu ne cesse de s’approcher de l’homme, de le racheter, de le sauver. Dieu ne peut-être que Sauveur, mais le Salut qu’Il nous donne est un pur don, une pure grâce. « Tout est grâce » pour reprendre l’expression de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus, tout, même nos enfermements et nos péchés car la Miséricorde brûle tout et fait concourir au bien toutes choses.

Il serait erroné de voir Dieu comme Celui qui attend que nous soyons purs et sans péché pour se donner à nous. Il sait ce « qu’il y a dans le cœur de l’homme » et Il voit nos pauvres désirs, notre volonté acharnée parfois de lutter contre le mal, notre aveuglement aussi qui nous fait choisir le péché pensant y trouver quelques satisfactions bien éphémères.

Non, Dieu en Jésus-Christ ne cesse de se donner aux petits, aux boiteux, aux pauvres, et nous sommes tous des pauvres. Pauvres par constitution, défaillant, nous nous voulons aigle alors que nous ne sommes que petits moineaux…, et c’est là notre chance…

Car La Miséricorde de Dieu n’attend de nous que notre confiance ; le Seigneur ne cesse de nous crier « Veux-tu que Je prenne place dans Ta vie ? Veux-tu de Moi ? »

La Miséricorde c’est Dieu qui mendie notre amour. Il le mendie au cœur de nos détresses, de nos impasses qui deviennent alors chemins de Sainteté, pas la nôtre, mais celle de Dieu qui nous rejoint sur nos chemins alors que nous sommes si tristes, qui nous parlent au cœur, cœur qui devient brûlant et qui soudain découvre le Seigneur à la fraction du pain…

Dieu qui s’approche de nous, qui balaie toutes nos scories pour venir faire de nous des invités au festin des Noces, ses noces à Lui ; et Il appelle les estropiés, les mendiants car les bien-portants, les sûrs d’eux-mêmes et de leurs vertus n’ont que faire d’un Salut car ils s’imaginent que le Salut est à la force de leur poignet…

La Miséricorde brûle tous nos péchés, nos faiblesses, nos insuffisances, du moment que nous laissons le Seigneur prendre sur Lui tout ceci : Il a tout porté sur la Croix, nos faiblesses, nos péchés, notre mort.

Mais pour se laisser rejoindre par la Miséricorde de Dieu, il faut crier avec un cœur de pauvre, il faut supplier en reconnaissant notre indignité « je ne suis pas digne que Tu entres sous mon toit, dis seulement une parole et je serai guéri... ».

C’est là notre acte de Foi, notre confiance que Dieu peut tout du moment que nous Le laissons agir dans nos vies.

Sauvés, nous le sommes car le Christ nous a tous rachetés, Il nous ne faut que laisser ce Salut arriver en nous en laissant place au Seigneur.

Pour cela deux moyens sont donnés, ces deux moyens sont présentés par l’Église depuis les commencements et en 1906 notre bienheureuse Mère Marie Françoise, à Plock en Pologne, quelques années avant même Sr Faustine, a reçu cette intuition que  l’œuvre de la grande Miséricorde qui sauvera le monde.

Rien de nouveau dans cette révélation sinon l’insistance classique sur deux moyens pour cela : l’Adoration du St Sacrement et l’invocation à Notre Dame du Perpétuel Secours.

En instituant un ordre religieux dédié à la Miséricorde et à Marie  celui, les Mariavites, Mère Marie Françoise donnait le moyen pour faire vivre cet appel à la Miséricorde.

En effet en adorant Jésus présent dans le Saint Sacrement nous faisons un acte de Foi, nous nous situons comme des pauvres qui attendons tout du Seigneur ; et nous savons bien que l’Eucharistie, petit morceau de pain devenu Sacrement du don de Dieu, est le moyen simple, humble pour nous restaurer, nous vivifier, nous fortifier.

Approchons-nous de l’Eucharistie pour recevoir le baiser de Dieu à notre âme, pour avoir la force de faire le chemin, pas après pas.

De même comment ne pas nous tourner vers Marie, Notre Dame qui ne cesse de nous secourir comme une maman ne cesse de nous montrer le bon chemin, l’icône qui La représente nous la montre nous montrant Jésus, nous le donnant, et Jésus, Lui regarde la Croix présenté par l’Ange…, le Salut est déjà donné par Lui seul, Jésus seul Sauveur de nos âmes.

Alors en cette Fête n’hésitons pas à reprendre la formule clef récité par les Mariavites et l’ensemble des chrétiens : Ô Jésus Miséricorde.

Faisons-en un acte de Foi, un acte d’Adoration, un acte d’Amour rempli de l’Espérance qui nous étreint déjà.

P Marc Antoine Marie †

Christ de miséricorde (2 voix) Texte et musique: François LONDEIX

3° DIMANCHE

Deux Disciples sur la route d’Emmaüs

Le texte des deux disciples d’Emmaüs nous rejoint en plein dans nos vies car nous sommes bien comme eux, lents à croire, bien comme eux pleins que nous sommes de nos tristesses, de nos espoirs manqués, bien comme eux car bien souvent nous sommes encore ensevelis dans le tombeau de nos illusions perdus…, « et nous qui espérions qu’Il serait le sauveur d’Israël ? »

D’abord il faut remarquer l’attitude de Celui qui les rejoint sur le chemin…

Il les rejoint, Il marche avec eux, Il les interroge, Il les écoute, et c’est en partant de leurs questions, de leurs doutes, de leurs tristesses et peines que l’Inconnu se met à les instruire.

Il les instruit non pas tant par une démonstration, mais en partant des Écritures, de l’Histoire Sainte du Peuple de Dieu pour montrer que les choses cachées depuis la fondation du monde doivent peu à peu prendre sens en l’avènement de Jésus.

Cette relecture de l’histoire du Messie nous sommes tous invités à la faire pour notre propre compte, en partant de nos doutes, de nos illusions perdues, il faut nous plonger dans l’Écriture pour qu’elle nous enseigne comment l’Inconnu a déjà rejoint nos chemins et marche avec nous.

Ensuite remarquons que sur les deux disciples nous n’avons le nom que d’un seul…, le second nous le connaissons pourtant bien... Cherchez un peu… C’est nous-même…

Nous-même qui bien sûr avons reçu le témoignage des Apôtres, des Femmes mais qui en fond restons avec bien des questions…

Remarquons aussi que c’est sur le chemin s’éloignant de la ville Sainte, en quittant le groupe des Apôtres que ces questions viennent au cœur…, et c’est dans cette distance salutaire avec un dogmatiquement correct, un catéchisme appris sans cœur, c’est au prix de cela que se révèle l’Inconnu qui marche à nos côtés…

Ce qui compte c’est comme les disciples d’être en marche, de se poser des questions (sinon nous sommes des morts), et puis peu à peu en relisant notre histoire dans l’ensemble de l’Histoire Sainte de sentir nos cœurs se réchauffaient…, ce n’est pas la raison mais la Foi qui alors devient sensible et vraie dans nos cœurs.

Nos intelligences suivront ensuite.

Et c’est seulement là quand nous accepterons d’inviter l’Inconnu qui souffle en nos cœurs à rester un peu (car il se fait tard et le jour de nos vies baisse peu à peu) c’est seulement là qu’au geste du pain partagé nous le reconnaitrons…

Allez vite en chemin ….

P Marc Antoine Marie †

Le chemin d'Emmaüs (VOSTFR)

Date de dernière mise à jour : 04/05/2014

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